En pleine épidémie de coronavirus, les soignants se démènent pour sauver les patients. En parallèle, les chercheurs tentent tant bien que mal de trouver un remède miracle. La chloroquine semble, depuis une étude chinoise menée en février dernier, l’être pour certains.

Qu’est-ce que la chloroquine ?

La chloroquine ou l’hydroxychloroquine, commercialisée sous le nom de nivaquine ou plaquénil, est un médicament communément utilisé pour lutter contre le paludisme. Autrement dit, il est prescrit en prévention avant de se rendre dans un pays à risque. Il est aussi très utilisé pour des maladies auto-immunes (trouble qui s’attaque aux composants normaux de l’organisme) ou rhumatoïdes.

Les effets secondaires possibles suite à la prise de cette molécule sont : les affections gastro-intestinales ; les maux de têtes ; les troubles du système nerveux voir pour certains des démangeaisons. Pour être efficace, elle doit être utilisée à une dose limite toxique pour l’organisme. Il est donc très important de respecter les doses prescrites car des complications peuvent vite être engendrées.

Le Professeur Didier Raoult ou le nouveau savant français

Le message est clair pour le directeur de l’IHU de Marseille, « la chloroquine est efficace face au coronavirus » a-t-il déclaré dans une vidéo publié par l’IHU Méditerranée-Infection. Persuadé qu’il s’agit du remède miracle, le scientifique réalise une première étude mi-mars. Il teste l’hydroxychloroquine sur 24 patients testés positifs au Covid19. Finalement ¾ ont guéri au bout de 6 jours.

Le 27 mars, le professeur a mené un second essai sur, cette fois-ci, 80 patients auxquels on a administré la molécule et un antibiotique pulmonaire appelé azithromycine. Au total 80% ont été guéri et 15 % sont sous oxygénothérapie. Parmi les 5 derniers pourcents, trois sont passés en soins intensifs et un âgé de 86 ans est décédé.

Certains scientifiques ont souligné l’insuffisance de ces expériences car la plupart des patients ne présentaient qu’une forme bénigne du virus. Didier Raoult s’est défendu en expliquant que la molécule s’avère efficace principalement au premier stade infectieux de la maladie. Ainsi, elle permettrai de limiter les cas et donc la propagation du virus.

Autre nuance à apporter, c’est que ces résultats pourraient s’expliquer par une guérison naturelle ou une prise en charge dans de bonnes conditions sanitaires. Néanmoins selon Le Figaro, l’ancien directeur scientifique de l’Institut national du cancer, l’ancien président de la Haute Autorité de santé et l’ancien directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé soutiennent le Professeur. Fabien Calvo, Jean-Luc Harousseau et Dominique Maraninchi recommandent donc d’appliquer le traitement qu’il a élaboré dès l’apparition des premiers symptômes.

Un gouvernement qui reste prudent

Suite au premier essai sur 24 patients, la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye a déclaré que cette expérience était « prometteuse. Mais il faut aller au bout des essais avant une éventuelle généralisation ».

Lors des résultats du second essai, c’est le ministre de la santé, Olivier Véran qui s’est exprimé, « ne pas utiliser ce traitement en l’absence de recommandations, à l’exception de formes graves, hospitalières, sur décisions collégiales des médecins et sous surveillance médicale stricte ». Il a également souhaité rappeler que, « d’importantes études cliniques portants sur 3200 malades en Europe et 800 malades en France, sont en cours, pour identifier le ou les traitements les plus efficaces et les rendre accessibles sans délais aux français ». Le 9 avril, afin de se faire son propre avis, Emmanuel Macron a rendu visite au Professeur Raoult qui en a profité pour lui présenter une troisième expérience, qu’il a par la suite révélé sur les réseaux sociaux. 973 guéris, 47 tardivement et 46 ont connu des complications selon l’IHU Méditerranée-Infection de Marseille. L’étude complète n’a cependant pas encore été publié. Le gouvernement préfère donc rester prudent quant à l’utilisation de l’hydroxychloroquine en attendant les résultats des différentes études.

Crédit image : libre de droit.

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