La boutique de bijoux féminin « Une Ligne », est située en plein cœur de la rue de Rennes dans le 6ème arrondissement de Paris. Habituellement, cette allée commerçante est remplie de monde. Cependant, l’ hiver et le couvre-feu poussent les clients à rester chez eux. Un changement d’horaire et des soldes conséquentes s’imposent !

C’est la règle ! À 18h le commerce entièrement vitré devra fermer ses portes. Pour éviter de perdre des heures de ventes, « Une Ligne » a changé ses horaires : «Au lieu d’ouvrir de 11h à 19h, j’ouvre de 10h à 18h », explique Noëlle Galy, salariée dans ce magasin.

Si la boutique a réussi à s’adapter, les clients eux, ne sont pas forcément parvenus à modifier leur créneau shopping. « Sur le temps du midi j’ai du monde mais le matin, il n’y a personne. Et à partir de 17h15 les gens pensent à rentrer chez eux ». Le couvre-feu tombe mal pour la vendeuse qui avait l’habitude, comme les autres commerçants, de voir ses ventes augmenter en début de soirée. « Mes clientes passaient vers 18h15, sur le trajet entre leur travail et leur domicile ».

La distanciation qu’elle a dû mettre en place dans un espace de 12m2, n’encourage pas non plus les passants à entrer jeter un coup d’œil. « La boutique est petite, je fais donc rentrer une personne à la fois ». La météo à tendance froide et pluvieuse, n’encourage pas à attendre son tour en extérieur. « Hier, cela m’est arrivée à trois reprises, les clientes piétinaient et sont parties au bout de 10 minutes, raconte Noëlle. D’un autre côté je suis avec une cliente et je ne peux pas lui demander de se dépêcher ».

Résultat des courses, le commerce se retrouve avec un chiffre d’affaires « un peu ralenti », il a donc fallu réduire les prix pour espérer une accélération.

Des soldes phénoménales

Noëlle le sait, les chaussures et les vêtements sont les grands privilégiés lors de la première semaine des soldes. Pour attirer les regards sur ses bijoux et renflouer son chiffre d’affaires, « Une Ligne » a réduit ses prix plus fortement que les années précédentes. « On a mis dès le départ à -50% contrairement aux années précédentes où l’on allait pas au -delà de -30% la première semaine », explique la salariée.

Pour booster les achats, le magasin a également organisé des ventes privées au préalable. Mais ces bénéfices ralentis ne datent pas du début de la crise sanitaire : « L’année dernière on avait les grèves de transports et avant la retraite ainsi que les gilets jaunes, souligne-t-elle. Cela fait plus de 2 ans que le commerce souffre ».

Heureusement « Une Ligne » peut compter sur son site internet pour rattraper les jours de fermeture : « Je ne suis pas responsable du site mais on m’a dit que les achats en ligne étaient correctes ». Un moyen de vente supplémentaire pour la boutique, sur lequel le commerce devra peut-être compter à nouveau en cas de troisième confinement. « Si ce reconfinement pouvait nous permettre de sortir de cette impasse et d’imaginer pouvoir passer un printemps et un été normal, cela serait extraordinaire ». Une possible fermeture dont la boutique profitera pour se refaire une beauté en attendant le retour des clients.

Crédit Image : Facebook

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